Histoire de la fête d'Halloween

Publié le par Julien Ferrand

Les citrouilles, un véritable symbole d'Halloween

Les citrouilles, un véritable symbole d'Halloween

Le terme Halloween est la contraction de l’expression anglaise « All Hallows Eve » qui signifie « La veille de tous les saints ». Halloween n'est pas une fête originaire des Etats-Unis. En effet, son origine remonte à plus de 2500 ans sous le nom de la fête de Samain (nom irlandais) ou Samonios (nom gaulois) chez les peuples Celtes.

Cette fête religieuse, conduite par des druides, se tenait à la fin de l'automne (à la fin des récoltes) et marquait l'entrée dans une nouvelle année. En Irlande et en Gaule, on craignait cette nuit de Samain, durant laquelle des esprits maléfiques pouvaient sévir. Pour éviter cette présence "noire" et éloigner le danger, les habitants allumaient des feux en plein air. Cette nuit était aussi un "entre-temps" entre le monde des vivants et des morts. Les Celtes laissaient leurs portes ouvertes pour que les morts de leurs familles puissent revenir pour quelques heures parmi les vivants.

Cette tradition s'est quelque peu éteinte avec l'arrivée des Romains en Gaule et du christianisme dans ces contrées, aux alentours du Ve siècle. Le pape Boniface IV déclara même en 610 que cette fête était païenne et décida de créer la Toussaint, fête de tous les saints. Célébrée à cette époque le 13 mai, la Toussaint changera de date au VIIIe siècle et sera fixée au 1er novembre. Certains historiens y voient clairement une référence à la fête celte de Samain, une volonté de christianiser la Samain. Une référence qui trouvera également un écho quand sera instituée au Xe siècle la fête des morts le 2 novembre, lendemain de la Toussaint.

Le pape Bonniface IV met en place la fête de la Toussaint pour christianiser la fête païenne de Samain (Halloween)

Le pape Bonniface IV met en place la fête de la Toussaint pour christianiser la fête païenne de Samain (Halloween)

En 1846-­1848, suite à la maladie de la pomme de terre, les Irlandais migrèrent vers les Etats­Unis et emmenèrent avec eux contes et légendes. Parmi ces contes, celui de Jack O’lantern, ivrogne qui osa défier le diable en lui jouant des farces et qui fut chassé du paradis le 31 octobre. Il sera condamné à errer éternellement avec une lanterne. Celle­-ci comprend un navet qu’il était en train de manger, et une bougie qu’il mit à l’intérieur pour éviter que le vent ne l’éteigne.

Un Jack O' lantern traditionnel en navet au début du XXe siècle en Irlande

Un Jack O' lantern traditionnel en navet au début du XXe siècle en Irlande

C’est vers  la fin du XIXème siècle qu’Halloween deviendra une fête nationale aux  Etats­-Unis  avec  la traditionnelle quête de bonbons et le fameux Trick or Treat : les friandises ou le mauvais sort. Beaucoup plus pratique à découper que le navet, la citrouille sera le symbole phare de cette fête. La coutume d'Halloween connait véritablement un esspr  en France en 1997 avec  la publicité d’un nouveau téléphone baptisé « Olaween » accompagnée de la mise en place de 8000 citrouilles à Paris sur la place du Trocadéro.

La campagne publicitaire Olaween

La campagne publicitaire Olaween

En 2000,Haloween est une des plus grandes fêtes après Noël et Pâques, mais qui depuis semble avoir perdu de sa magie, jugée trop commerciale. De plus, dans un contexte de menace terroriste renforcée, de nombreuses municipalités ont décidé de prendre des mesures radicales afin d'éviter tout débordement à Halloween. C'est pour cela que la ville d'Orléans a décidé d'interdire le 31 octobre le port d'armes factices dans ses rues.

Dans tous les cas, même si cette fête perd progressivement du terrain, les revenus générés par la vente de bonbons ou de déguisements continuent toujours d'intéresser de nombreux acteurs économiques à quelques semaines de Noël.

Une caricature sur le business d'Haloween

Une caricature sur le business d'Haloween

Halloween 2016, la citrouille Donald Trump fait fureur (Trumpkins)

Halloween 2016, la citrouille Donald Trump fait fureur (Trumpkins)

Publié dans Divers

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